Mise en scène

Au début, la situation semble banale, anodine, puis on glisse par touches progressives vers un dérapage inquiétant.
Le visiteur a un jeu parfaitement maîtrisé, tout en subtilité, soufflant en permanence le chaud et le froid.
Grâce à son talent de manipulateur, c’est lui qui tient les rênes. Son but quasi-obsessionnel étant de démonter les certitudes scientifiques de la neuropsychiatre, il finit par la déstabiliser.
La forme est celle d’un règlement de comptes.
« La Visite » est une pièce en un acte qui requiert un rythme soutenu.

Plein feu. L’action démarre par quelques mesures joyeuses au piano (« Carmen » de Bizet), chantonnées par la neuropsychiatre : une soirée prometteuse entre amis s’annonce... Lumière tamisée. Arrivée du visiteur dans la pénombre créant un effet inquiétant.

Plus loin, le même thème musical est repris sous la forme de quelques notes suspendues pour ponctuer un moment-clé. Lumière froide.

Après le départ du visiteur, une dernière variation de « Carmen » accompagne l’état émotionnel de la neuro-psychiatre. Douche sur elle, shuntée jusqu’à noir complet.

Le décor est sobre, accueillant et de bon goût.
Costume classique pour lui, tenue élégante pour elle.